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Histoire du Reiki


Qui était Mikao Usui

(1865-1926)

 

 

Voici l’histoire de cette quête telle qu’elle a été racontée par le Grand Maître Hawayo Takata (1900-1980).

 

Vers la moitié du XIXème siècle, le Docteur Japonais Mikao Usui, redécouvrit et remit en application une très ancienne méthode qu’il rebaptisa du nom de Reiki. Le Dr Usui était Recteur de l’Université Chrétienne de Kyoto et comme il était également prêtre, il faisait le sermon le dimanche. Alors que le Dr Usui commençait un de ses derniers services du dimanche de l’année scolaire, un étudiant leva la main et lui demanda :

 

« Docteur Usui, croyez-vous en ce que dit la Bible ? »

Le Dr Usui répondit : « J’ai étudié la Bible en profondeur quand j’étais au séminaire, et j’ai foi en ce qu’elle dit. »

L’étudiant poursuivit : « Croyez-vous que Jésus guérissait ? », « Oui » répondit le Dr Usui. Et l’étudiant répondit : « Dans ce cas, faites nous une démonstration s’il vous plait. »

Le Dr Usui dit : « Je suis un bon chrétien et j’ai la foi, mais je ne peux démontrer aucune de ces choses parce qu’on ne m’a jamais appris comment. »

L’étudiant continua : « Pour vous Dr Usui, cette sorte de foi aveugle est suffisante, mais pour nous cela ne suffit pas, nous avons besoin de voir avec nos yeux. »

 

Le lendemain, le Dr Usui remit sa démission de recteur de l’Université et partit en quête.

 

A Chicago, il s’inscrivit dans une université où il obtint un doctorat en théologie, mais ne découvrit pas le secret de Jésus pour guérir. Alors il étudia l’Hindouisme, les autres religions du monde et le Bouddhisme ; là il découvrit que le Bouddha guérissait les lépreux, les aveugles et les tuberculeux. Après 7 ans passés à Chicago, il retourna à Kyoto au Japon, pour approfondir ses connaissances du Bouddhisme, espérant trouver une méthode pour guérir. Visitant tous les monastères de Kyoto, il posa toujours la même question : « Les Sutras disent-ils comment le Bouddha guérissait ? » Toujours la même réponse : « C’est écrit ». Dr Usui : « Pouvez-vous le faire ? » Réponse :

« Dans le Bouddhisme, nous considérons que la tâche est d’enseigner aux gens comment atteindre la paix de l’esprit, à les amener à devenir plus spirituels, car l’esprit est éternel. La maladie physique n’est que temporaire et il y a des médecins pour la soigner ». Après des mois de recherche, il rencontra enfin un vieil abbé d’un monastère Zen qui s’intéressait à la question. Le Dr Usui demanda s’il pouvait entrer au monastère pour étudier les écritures bouddhiques. Admis au monastère, il étudia tous les sutras, apprit le chinois afin d’étudier un plus grand nombre d’écrits et passa de nombreuses heures assis en méditation avec les moines, mais sans succès. Finalement, il apprit le Sanskrit pour pouvoir lire les textes originaux. Dans un de ces textes, il découvrit des symboles et des formules susceptibles d’être la méthode de guérison manuelle du Bouddha. Un nouveau problème se posa. Bien qu’il eut acquis la connaissance et les clés de la guérison, il n’avait pas reçu le pouvoir de s’en servir. Puis, il en discuta avec son vieil ami l’abbé du monastère et décida d’entreprendre un jeûne et une méditation sur une montagne pendant 21 jours afin d’obtenir ce pouvoir et une vision lui permettant de tout comprendre et d’assembler toutes ces choses afin d’obtenir une méthode, moins abstraite, pratique et utilisable. L’abbé lui dit que cela pouvait être dangereux pour lui, qu’il risquait d’y perdre la vie. Le Dr Usui répondit qu’arrivé à ce stade de ses recherches, il ne pouvait plus faire marche arrière. En partant, il demanda qu’on aille à la recherche de son corps, si au bout de 22 jours, il n’était pas revenu.

 

Méditation

 

Muni seulement d’une gourde d’eau, il escalada le mont Kurayamah, trouva un pin à sa convenance près d’un ruisseau, et c’est là qu’il s’assit.

A côté de lui, il rassembla 21 cailloux et chaque jour à l’aurore, il jeta un caillou. Le Dr Usui lisait des sutras, chantait, priait et méditait.

Aux premières heures du 21ème jour, dans l’obscurité de la nuit avant l’aurore, il acheva sa méditation.

Puis il ouvrit les yeux, regarda le ciel sombre et pensa que c’était sa dernière chance de trouver la réponse qu’il avait tant cherchée durant tant d’années.

Là, il vit des éclairs. La lumière se dirigea vers lui très rapidement et, excité et joyeux, il pensa : « Ceci est une épreuve. J’y ferai face. ». Les yeux grands ouverts, il vit la lumière le toucher au front, il tomba à la renverse et perdit connaissance. Sa vision commença alors que l’aurore perçait à peine.

A sa droite, il vit des millions de bulles, aux couleurs de l’arc-en-ciel, qui dansaient devant lui. Puis la couleur rouge apparut, de la droite vers la gauche, remplissant le ciel entier, puis elle disparut graduellement. Puis la couleur orange remplit le ciel, puis le jaune, puis le vert, puis le bleu et enfin le violet. Tout le ciel était comme un arc-en-ciel.

Lorsque la dernière lumière eut disparu, une lumière blanche vint de la droite et forma un écran devant lui.

Certaines des choses étudiées en sanskrit apparurent en lettres d’or devant lui. Puis un symbole doré s’approcha, venant de la droite, s’inscrivit dans l’espace et disparut sur la gauche tandis qu’un autre symbole apparaissait, puis un autre et encore un autre. Jusqu’à ce que tous les symboles soient passés devant lui, il put comprendre leur signification et l’utilisation à en faire. Ensuite, il entendit ces mots : « Rappelle-toi…Rappelle-toi…Rappelle-toi ».

Lorsqu’il revint à lui, il faisait jour, il se releva, pensa à tout ce qu’il avait vu et entendu, ferma les yeux et vit à nouveau toutes les lettres d’or et tous les symboles.

 

Premiers miracles

 

Mikao Usui se leva, il se sentait fort, n’avait pas faim, était plein d’énergie et prêt à rentrer à pied au monastère. Pour lui c’était un miracle qu’il se sente aussi bien. Après avoir jeté le dernier caillou, il se mit en route. Sur le sentier, il trébucha et s’arracha l’ongle d’un orteil.

C’était douloureux et ça saignait, alors il prit l’orteil dans sa main et le tint. A cet instant, il sentit une pulsation d’énergie puis la douleur disparut. En enlevant sa main, il vit du sang séché mais aucun problème avec l’orteil, l’ongle était bien à sa place. C’était le second miracle.

Arrivé au pied de la montagne, il vit un banc avec une couverture rouge posée dessus. Au Japon, c’était le signe que la maison acceptait de servir de la nourriture aux passants.

Un vieil homme était assis et Mikao Usui lui demanda s’il pouvait manger, lui expliquant son jeûne. Le vieil homme accepta de le servir en lui disant qu’il était dangereux de sortir d’un jeûne en mangeant beaucoup, mais il accepta sa demande. Mikao Usui s’assit en attendant son déjeuner.

Une jeune fille arriva avec la nourriture. Elle avait autour de la tête un foulard qui passait sous le menton, les joues gonflées et des traces de larmes.

Le Dr Usui lui demanda ce qu’elle avait. Elle répondit qu’elle avait très mal à une dent et qu’elle ne pouvait pas aller chez le dentiste.

Alors il lui demanda s’il pouvait s’il pouvait poser ses mains sur ses joues et la jeune fille accepta.

Les deux mains posées sur ses joues, très vite, il vit les yeux de la jeune fille s’éclaircir. Elle sourit en disant « la douleur est partie ». C’était le troisième miracle.

Elle courut dire à son grand-père : « ce moine fait des merveilles ».

Alors le vieil homme reconnaissant décida d’offrir le repas au Dr Usui. Ce dernier apprécia son déjeuner et ce fut le quatrième miracle, il n’eut pas d’indigestion avec un repas si consistant.

Quand il arriva au monastère la nuit tombait. Tous étaient heureux de le revoir et s’apprêtaient à partir à sa recherche. Le vieil abbé était couché avec de l’arthrite et un mal de dos depuis plusieurs jours. Après s’être lavé, le Dr Usui se rendit à son chevet. Le vieil abbé lui demanda comment s’était passée sa méditation. « Succès, Succès, Succès », répondit le Dr Usui. Tandis qu’il lui racontait en détail tous les détails, il plaça ses mains sur le futon qui recouvrait l’abbé, tout excité d’avoir trouvé ce qu’il cherchait.

Le vieux moine lui dit alors : « la douleur a disparu, je me sens bien, je me sens rempli d’énergie ! ».

Le Dr Usui lui répondit : « C’est le Reiki ».

 

L’utilisation du Reiki

 

La longue recherche pour découvrir le Reiki ayant abouti, il fallait maintenant déterminer comment en faire bon usage.

Les moines se réunirent pour en parler, ils pensaient que les gens aisés pouvaient se soigner, voir des médecins, mais que pour les pauvres il n’y avait pas d’aide possible.

Alors le Dr Usui décida d’aller dans les bidonvilles. Puis, il se mit à soigner les gens et une fois cela fait, il leur disait d’aller au temple, qu’on leur donnerai un nouveau nom et un emploi. Cela dura ainsi pendant sept ans, il avait pris congé de son ministère et guérissait les gens physiquement.

Puis un jour, il se mit à reconnaître des personnes qu’il avait soignées et qui revenaient vivre au bidonville, leur nouvelle vie ne leur convenant pas. Finalement ils n’appréciaient pas d’avoir été guéris et refusaient de faire les changements dans leur vie.

Pour eux, ce cadeau qu’ils avaient reçu avait la même valeur que ce qu’il leur avait coûté…rien.

Le Dr Usui fut très attristé, les prêtres avaient raison, l’esprit vient en premier lieu et le physique suit.

Alors il refusa de traiter les mendiants à cause de leur ingratitude, il retourna au monastère et eut un entretien avec le vieux moine. Puis il émit les principes du Reiki qu’il élabora comme suit :

 

Dès à présent, NE TE METS PAS EN COLERE.

Dès à présent, NE TE FAIS PAS DE SOUCIS.

Dès à présent, COMPTE TES GRACES, honore tes parents, tes professeurs et tes voisins. Mange ta nourriture avec reconnaissance.

Dès à présent, VIS HONNETEMENT.

Dès à présent, SOIS BON ENVERS CE QUI VIT.

 

Le Pèlerinage

 

Le Dr Usui décida de faire un pèlerinage à pied à travers le Japon. Quand il croisait des gens, il passait parmi eux avec une torche allumée.

Les gens l’arrêtaient : « Cher moine, nous sommes en plein jour et vous n’avez pas besoin d’une torche pour nous voir ». Alors, il répondait qu’il cherchait des gens heureux et en bonne santé, mais qu’il ne trouvait que des gens tristes souffrant dans leur corps et qu’ils avaient besoin d’illuminer leur vie. Puis il leur demandait de venir au temple pour entendre sa conférence. Là, il arriva à guérir les gens à retrouver la santé mentale et la santé physique.

Tout le pays disait de lui qu’il était un grand guérisseur, mais lui maintenait qu’il n’était qu’un véhicule et que c’était l’Energie de Dieu qui passait à travers lui.

Au fil du temps, il forma dix-huit Maîtres qui enseignaient et pratiquaient le Reiki, ainsi, le Reiki devint une bonne alternative aux autres formes de médecine.

Un de ces Maîtres, Chujiro Hayashi, parcourut les campagnes avec le Dr Usui, apportant la guérison et enseignant comment se guérir soi-même.

Lorsque le Dr Usui sentit que sa vie touchait à sa fin, il demanda à Chujiro Hayashi de prendre les rênes, de trouver de nouveaux Maîtres et de s’assurer que le Reiki Ryoho Usui puisse continuer à être pratiqué de la même manière. Hayashi lui succéda et devint le deuxième Grand Maître en Reiki de la lignée jusqu’en 1940.

Hayashi fonda à Tokyo une clinique où l’on pouvait se faire traiter et apprendre le Reiki. Des praticiens de la clinique traitaient à l’extérieur ceux qui ne pouvaient se déplacer. Hayashi laissa des archives démontrant les possibilités du Reiki, puis il exploita une clinique privée à Tokyo, où des maladies et affections exceptionnellement graves pouvaient être traitées par le Reiki.

En 1935, une jeune femme d’Hawaï, Hawayo Takata, était venue au Japon pour être opérée d’une tumeur. A l’hôpital, se préparant à l’opération, elle entendit trois fois une voix qui lui disait que l’opération n’était pas nécessaire. Alors elle demanda s’il existait un autre moyen et fut dirigée vers le Reiki. Arrivée à la clinique, elle reçut des soins du Dr Hayashi et au fil du traitement la maladie régressa.

Elle eut envie d’apprendre le Reiki et demanda à être admise dans une classe de débutants. On lui refusa. Elle réalisa qu’elle devait faire la preuve d’un grand engagement envers le Reiki. Elle exprima au Dr Hayashi ce qu’elle ressentait et sa volonté de rester au Japon aussi longtemps que nécessaire.

Elle commença alors sa formation. Madame Takata et ses deux filles vivèrent avec la famille Hayashi pendant un an apprenant le Reiki et le pratiquant chaque jour auprès du Dr Hayashi. Puis elle retourna à Hawaï avec le don de guérir, sa pratique était florissante.

En 1938, Hayashi et sa fille rendirent visite à Madame Takata, il enseigna et forma auprès d’elle, puis en février 1938, elle fut initiée au Degré de Maître Reiki de la pratique Usui. Hayashi sentait venir la guerre entre les USA et le Japon, et ne pouvait concilier le fait d’être Maître Reiki et d’avoir à servir à nouveau dans la marine.

Pendant ce temps, Madame Takata fit un rêve troublant et elle sentit qu’elle devait se rendre au Japon pour être avec Hayashi.

Quand elle arriva, Hayashi lui dit beaucoup de choses ; qui allait gagner la guerre, ce qu’elle devait faire, où elle devait aller pour se protéger, il lui livra toutes ces choses afin qu’elle soit protégée et que le Reiki soit sauvegardé.

Puis Hayashi rassembla sa famille et les Maîtres de Reiki, pour leur faire part de ses dernières volontés et désigner Madame Takata comme son successeur en Reiki.

Puis il fit ses adieux et annonça que trois de ses artères allaient se rompre et que ce serait la fin.

Puis il continua son discours et s’interrompit…il dit : « La première artère vient de se rompre, la deuxième artère s’est rompue, la troisième art… » et il tomba mort.

Mikao Usui est maintenant enterré dans un temple à Kyoto et l’histoire de sa vie est écrite sur sa pierre tombale.

Suivant les instructions, Madame Takata commença à enseigner. Durant les six dernières années de sa vie, elle forma 22 Maîtres.

Parallèlement, elle avait fait des initiations gratuitement à 24 personnes et c’est plus tard qu’elle apprit qu’ils n’avaient pas eu un bon équilibre physique, ni fait une grande carrière. Elle comprit alors qu’un échange était nécessaire, un échange d’énergie.

Elle quitta ce monde en décembre 1980. Depuis, le Reiki s’est répandu à travers le monde ; il y aurait 5000 Maîtres et 500.000 praticiens.

 

- Cette pratique donne une nouvelle qualité de conscience -

 

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